Nous étions trop instables pour faire quelque chose de bien

by D.A.D.P.I.T.

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STRN-257

Nommé ainsi en référence à la chanson cachée « Gallons Of Rubbing Alcohol Flow Through The Strip » sur la version européenne de l’album « In Utero » de Nirvana, D.A.D.P.I.T. est en premier lieu la rencontre en 2005 de deux musiciens du sud-est de la France (Arles) : Jean alias « James Charbin » et Antoine alias « Tony Pasty ». Ensemble, ils enregistrent plusieurs maquettes sur K7 et produisent plusieurs artworks sous forme de peintures et de collages au cours de soirées « apéros créations ».

Le duo utilise tout ce qui lui passe sous la main pour enregistrer, des branchements improbables passant par l’utilisation d’un dictaphone ou bien alors par une simple installation live classique (instruments -> amplis -> micros -> table de mix -> chaine hi-fi). Les deux acolytes se partagent les percussions et le chant, Jean dans un style qui n’est pas sans rappeler Jacques Higelin et Tony dans un style plus conventionnel. Côté instruments, Jean s’occupe essentiellement des parties claviers et harmonicas alors que Tony quant à lui, s’occupe des guitares acoustiques en open tuning et électriques dans un accordage classique. Il fait aussi quelques incursions dans les parties claviers.

En 2007, le duo devient trio avec l’arrivée de Laurent alias « Jesus Bambino » qui apporte une touche un peu plus moderne avec son expérience en MAO. Les premières maquettes sur K7 sont alors numérisées et re-masterisées. Dorénavant, les enregistrements se feront sur ordinateur et les effets « sales » propres aux K7 seront simulés en laissant des micros ouverts lors des enregistrements afin d’obtenir volontairement du souffle et d’autres types d’imperfections de son. Cette nouvelle façon d’enregistrer mène le groupe à quitter le format K7 pour migrer sur CD-R.

Au sein du trio, Laurent s’occupe aussi du lead guitare, de la basse, du chant et des claviers. D.A.D.P.I.T. s’organise et les enregistrements s’enchainent. Souvent une ou deux chansons voient le jour au cours d’une soirée, le processus débute par une jam, des idées sont sélectionnées, un texte est écrit, le trio répète une ou deux fois et tout est enregistré piste après piste en prises séparées. En fonctionnant ainsi le groupe tente de capturer l’urgence de l’effervescence créative de l’instant.

C’est à cette époque que D.A.D.P.I.T. fait ses premières apparitions sur la toile via Musicblog et Myspace. Musicalement le groupe compose en majeure partie une musique pop électro-acoustique lo-fi très inspirée des premiers travaux de Beck (période Banjo Story / Golden Feelings), de Daniel Johnston et plus proche de nous, de Jean-Luc Le Ténia ou encore de certains morceaux de Dick Annegarn. Textuellement, le groupe essaie à son petit niveau d’écrire des textes inspirés des univers d’Arno, de Dominique A, d’Arthur H, d’Alain Bashung, de Daniel Darc ou encore de Serge Gainsbourg.

En 2009, le trio se sépare laissant derrière lui deux albums pop électro-acoustique lo-fi, un cd-r 3 titres coldwave / post-punk et de nombreuses jams archivées sur cd-rom. En quatre ans, le trio aura enregistré environ en tout une soixantaine de morceaux « A La Maison » chez les uns et les autres. Tony continuera D.A.D.P.I.T. en solo, Jean quant à lui continuera dans un registre électro sous divers pseudonymes et Laurent, après avoir fini d’enregistrer son album solo « Jesus Bambino – Mes Prisons » (commencé en 2000) arrêtera la musique pour se consacrer à d’autres occupations.

En 2010, deux titres instrumentaux seront publiés sur ReverbNation, puis en 2011, Tony publiera plusieurs démos sur la page Bandcamp d’un label « fictif » nommé « Temesta Records » qu’il créé pour l’occasion. Au cours de l’année 2015, Musicblog ferme son site, D.A.D.P.I.T. et Jesus Bambino perdent les morceaux qui n’avaient pas été portés sur support physique, ce qui marquera une période d’inactivité qui durera deux années.

2017 sera l’année des retrouvailles. Tony enregistre un E.P. 4 titres instrumental downtempo et retrouve une dizaine de morceaux de l’album de Laurent, les deux musiciens reprennent contact. Tony travaillera sur un tracklist et un artwork pour Jesus Bambino, les deux disques seront publiés sur la page Bandcamp de « Temesta Records » pendant trois années. Fin 2017, Jean et Tony reprennent contact à leur tour et enregistrent ensemble une nouvelle chanson de D.A.D.P.I.T..

En 2019, Tony décide de publier le cd-r 3 titres coldwave de D.A.D.P.I.T. ainsi qu’une compilation des deux albums pop électro-acoustique lo-fi.
En mars 2020, la page Bandcamp du label « fictif » « Temesta Records » disparaît pour laisser place à un nouveau projet : la page devient avec l’accord de Jeff Martin « I D A H O Internet Music Archives », une page d’archives audio dédiée à I D A H O, un groupe californien de slowcore des 90’s, incluant live, b-sides et raretés. Le site sera officialisé par Jeff Martin sur la page Facebook d’Idahomusic.

Une partie des morceaux hébergés sur Bandcamp migreront vers Youtube, et l’album « Mes Prisons » de Jesus Bambino sera hébergé sans changements sur la page Youtube « dadpitlofimusik », la compilation de D.A.D.P.I.T. « We Were Too Unstable To Make Something Good » sera agrémentée de quatre nouveaux titres dont une reprise de Jean-Luc Le Ténia ainsi que trois morceaux bonus.
Le cd-r 3 titres et le E.P. 4 titres ne seront pas remis en ligne, à l’exception d’un morceau qui figure sur la compilation participative et autogérée « Klermont Sans Nuit ».

La compilation « We Were Too Unstable To Make Something Good » est le résumé de quinze années de musique faite en dilettante dans le simple but de prendre du plaisir à sortir des sentiers battus, à l’image de gosses jouant à sauter dans des flaques de boue en se foutant pas mal de se salir tant que cela représente d’extraordinaires aventures imaginaires.

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« Les Boules ! On n’avait pas choisi notre destinée (2005 pour parler de cette aventure) ! Il y avait pour nous cette envie de pondre des musiques, d’en faire des chansons avec l’illusion de se sentir une âme d'artiste du moment. Les musiques des années 90's n'avaient plus la cote, on avait tous rangé nos cd dans leurs boites et lorsque on les ressortait, il était difficile de ne pas sentir un arrière-goût de nostalgie bien prononcée au fond de la gorge, bref, la lose, le spleen, le blues, bref, Les boules quoi !

Que restait-il ? Des années « Come-Back » ? On ne disait rien en 2000, on avait tout perdu des 90's.

2005, fallait comprendre : à notre âge, il y avait les ordinateurs chez nous, on était tous connecté au net, on avait tous notre Hotmail.fr, notre site blog pour poster le journal d’un quotidien en musique, nos vies et nos envies et ce malgré une toile encore très rudimentaire et archaïque.

Nous partagions cela, musiques et artworks, en premier les D.A.D.P.I.T. en commun pour nous trois, puis l'arrivée de Jesus Bambino suivie de James Charbin pour compléter la liste des entités, ça ressemblait à un journal de créations pour nos imaginations fertiles. De tout ce qu'il en reste aujourd'hui, ce sont les maquettes de chansons griffonnées sur un bout de papier, elles étaient enregistrées pour ne pas les perdre. Toutes ces envies, toute cette soif d'exprimer des idées claires ou confuses, pour nous, les D.A.D.P.I.T., c’était nos années lo-fi qui n'appartenaient qu'à nous. En écoutant ces chansons aujourd'hui, je me rends compte que d’une certaine manière, le temps passé s’est bien arrêté en l'année 2009. Nous avons pris chacun un chemin, une route, longue de plus de dix années jusqu'à aujourd'hui, pourtant, nous sommes bien là, tous les trois, ça ne veut pas dire qu’on donnera des concerts, ça ne veut pas dire non plus qu’on enregistrera dans un studio pro, non, ça veut juste simplement dire que cette compilation est le fruit d’une amitié qui marque ces 15 dernières années comme des pages écrites afin de laisser une trace au fil du temps qui passe. »

James Charbin, avril, 2020

credits

released May 18, 2020

Jesus Bambino : Guitare, chant, claviers

James Charbin : Harmonica, chant, percussions et claviers

Tony Pasty : Guitares, chant, claviers et percussions

Enregistré "À la maison" entre 2005 et 2020

Artwork par Tony Pasty

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La Souterraine La Souterraine, France

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Track Name: L'avenir
L’avenir,
tout reste à faire
Devenir,
j’sais pas quoi faire
Crier, se battre
Prier, se taire
Vouloir la paix
Et faire la guerre

Où se cache la forêt
Où se trouve la lumière
Entre une lampe de chevet
Et une plante solitaire
Avec quatre murs autour
On en fait son univers

Où se cache la forêt
Où se trouve la lumière
Entre une lampe de chevet
Et une plante solitaire
Avec quatre murs autour
On en fait son univers

La vie s’écoule pourtant
Malgré les cris des enfants
Malgré la misère
Et l’étau qui se resserre
Trouver sa place
Sur l’échiquier
Remplir son rôle
Est condamné
Trouver sa place
Remplir son rôle
Et consommer…
… où bien crever


Texte Jesus Bambino
Track Name: En dansant (version coupée)
En Dansant


Toi et moi, l’imbécile
Dans la cour des grands
Elle et l’autre,
Ne se posaient pas de questions

Nous vivions
Comme au bon vieux temps
Où tout n’était
Qu’illusions

Pour faire simple
Et remettre en ordre
L’addition
Des horloges du temps

Je nageais au travers des moments
Et toi, tu ne savais comment,
Tu ne savais rien

Je sens le vent
Je sens le vent

Une fille, un garçon
Une mère, un enfant
Un sale temps, un grand vent
Une histoire de vie des gens
De l’argent, un travail dirigeant
Des carnets, des crayons,
Une chanson

D’autres fois,
On allait de l’avant
Et toujours simplement (en) dansant
Et toujours simplement en dansant
Et toujours simplement (en) dansant


Texte James Charbin / Tony Pasty
Track Name: Le peuple accidental
Toi, le peuple puissant qui se veut rassurant
En te disant que les gens morts-vivants
Traversent des situations éphémères
Et qu’ils ne vont pas tarder à se taire

Toi, le jeune premier qui veut tout bouffer
En ne pensant qu’à te regarder
Ta putain de masturbation cérébrale
A moi, me casse complètement le moral

Mais tu le sais bien, au fond de toi, les idées sont là
Mais en suivant la voie de nos pères
Cela ne nous mènera qu’à la guerre…
Oh…
Mais tu le sais bien, au fond de toi, les idées sont là
Mais en suivant la voie de nos pères
Cela ne nous mènera qu’à la guerre…
Changeons

Toi, l’occidental qui se veut si normal
Suivant la mode comme un malade mental
Tiraillé entre l’amour et la haine
Tu ressembles plus à un schizophrène

Toi, le petit foyer qui se veut informé
En t’alimentant devant le J.T.
Tu n’as pas compris que ta télé si chère
N’est qu’une fenêtre sur la misère

Toi, la grosse industrie qui, au nom du profit
Nous salope la Terre et nous file le cancer
Ton nouveau business dans la pollution
Nous ramène à l’ère de la crémation

Toi, le pays français, si mal gouverné
Mais toujours en mal de libertés
Tu nous pousses à vivre comme des chiens
En faisant des maîtres ceux qui ont les moyens

Mais tu le sais bien, au fond de toi, les idées sont là
Mais en suivant la voie de nos pères
Cela ne nous mènera qu’à la guerre…
Changeons


Texte Tony Pasty
Track Name: En bas (version acoustique)
Besoin de virtuel pour briser la glace
A force de se voir, on se lasse
Besoin de vrai, besoin d’air frais
Pour casser les peurs qui nous effraient
On appelle ça communiquer mais,
Depuis quelques temps, il faut payer !
Comme on se doit d’être à la page
Pour cette dictature de l’image

Et ouais, c’est comme ça
Et ouais, non, ne rigole pas
Et ouais, c’est comme ça qu’on y va…
Et qu’on niera en bas
Oui, en bas…

Besoin de nouveau, besoin de beau
Quand l’argent pousse à la déraison
Besoin aussi que ça coule à flots
Pour exciter l’aliénation
On croyait pouvoir s’en sortir
Mais au fond, on sait bien que non
Au quoi ça sert de se mentir ?
Lorsqu’on ne comprend plus nos raisons

Et ouais, c’est comme ça
Et ouais, non, ne rigole pas
Et ouais, c’est comme ça qu’on y va…
Et qu’on niera en bas
Oui, en bas…

Besoin de réel, besoin de faux
Mais à quoi bon y coller des maux
Besoin d’irréel, de religions
Pour oublier nos transgressions
On appelait ça la communion,
Depuis on passe tous pour des cons
Comme on se doit d’être docile
Devant ces théories faciles

Et ouais, c’est comme ça
Et ouais, non, ne rigole pas
Et ouais, c’est comme ça qu’on y va…
Et qu’on niera en bas
Oui, en bas…

Oh oui en bas, c’est là qu’on niera
On niera


Texte Tony Pasty
Track Name: Avec des yeux ronds (reprise Jean-Luc Le Ténia)
Je regarde tes jambes,
Je me demande
D’où vient cette cicatrice ?
Je me demande
Pourquoi tu as l’air triste ?
Je me demande

Et si tu m’embrasses,
Je t’ouvrirai le monde

Tu me dessines
Avec des yeux ronds
A une table assis
Avec des yeux ronds
Mon assiette remplie
De tas de choses rondes

Et si tu m’embrasses,
Je t’ouvrirai le monde

Je veux te dire
Que je t’ai vu hier
En train de lire
Je t’ai vu hier
Sur le banc assise
Je t’ai vu hier

Et si tu m’embrasses,
Je t’ouvrirai le monde
Et si tu m’embrasses,
Je t’ouvrirai le monde
Et si tu m’embrasses,
Je t’ouvrirai le monde
Et si tu m’embrasses,
Je t’ouvrirai le monde


Texte Jean-Luc Le Ténia
Track Name: 09-10-2005 (version originale)
Des fois la nuit j’me surprends
A quoi servirait de sortir à présent
Que les journées sont bien profondes
Autour de moi, rien me ressemble
J’me trouve sur leurs passages
Sans gêne, ils trouvent ça normal
Deux mille cinq bougies, grandes joies
C’est qu’il va faire froid

Octobre n’est qu’un présage,
Octobre n’est qu’un présage…

Il me reste cette musique
Je m’en fous j’trouve ça sauvage
Ça va encore sembler vintage
Dans les soirs mes ennuis commencent
Au matin, je suivrai cette chance
Au moins les étoiles savent se taire
S’il fallait tout recommencer,
S’il fallait tout recommencer…
Rien à faire,
Rien à faire…


Texte James Charbin
Track Name: On avance
Que suis-je pour toi, sinon rien
Aurais-je pu être quelqu’un de bien ?
Mais comment changer ce foutu refrain
Lorsqu’on ne sait pas stopper le train

Mais au-delà de nos espérances…
Et bien plus loin que notre souffrance
Il parait qu’il y aurait une récompense
Enfin du moins c’est ce que l’on panse
Et on avance…

Toujours obligé de se pousser
Pour trouver un chemin à se frayer
Se reclure, se figer sans l’air de rien
Pour induire aux autres que l’on va bien

Mais au-delà de nos espérances…
Et bien plus loin que notre souffrance
Il parait qu’il y aurait une récompense
Enfin du moins c’est ce que l’on panse
Et on avance…

Masquer, démasquer ses pensées
Un style de vie standardisé
Au milieu des cris des enfants
Dans un monde affairé dans le sang

Mais au-delà de nos espérances…
Et bien plus loin que notre souffrance
Il parait qu’il y aurait une récompense
Enfin du moins c’est ce que l’on panse
Et on avance…


Texte Tony Pasty
Track Name: Mon crâne sans tête (reprise Jesus Bambino)
Comme une spirale sans fin
Comme un puits sans fond
Comme un boit sans soif
Comme le roi des cons

J’tourne en rond
J’tourne en rond

Les autres s’intéressent
Confrontent leur tendresse
S’insultent pour un rien
Et s’font l’amour le lendemain

Mais Dieu que cette tempête
Sous mon crâne s’entête
A me faire perdre la raison
Le rythme des saisons


Texte Jesus Bambino
Track Name: Le point de non-retour
Envahi par cette lassitude
D’un quotidien qui a pris ses habitudes
Toi et moi sommes à présent
Des étrangers bien différents
Arrêtons là les illusions
Mieux vaut une chanson aux bruits de fond

Dis-moi, pourquoi doit-on parler d’amour
Quand nous en sommes au point de non-retour ?
Oui, dis-moi, pourquoi doit-on parler d’amour
Quand tout ça n’en vaut même plus le détour ?

Les souvenirs de notre histoire
Sont à présent bien dérisoires
Qu’importe qui a tort ou raison
Je suis lassé de cette question
Tout indique qu’il faut en finir
Pour se tourner vers l’avenir

Oh, dis-moi, pourquoi doit-on parler d’amour
Quand nous en sommes au point de non-retour ?
Oui, dis-moi, pourquoi doit-on parler d’amour
Quand tout ça n’en vaut même plus le détour ?

Se faire du mal, compter les points
Ce jeu puéril ne sert à rien
Malgré tes scènes et tes larmes
Je passe au travers sans états d’âmes
C’est sans regrets que la souffrance
Cède la place à l’indifférence

Oui, dis-moi, pourquoi doit-on parler d’amour
Quand tout ça n’en vaut même plus le détour ?


Texte Tony Pasty
Track Name: Loin de moi
Comme une toile blanche sans couleur
Comme un parfum sans odeur
Tu m’ennuis
Comme un soleil sans chaleur
Comme un moment sans saveur
Je te fuis
Comme un geste sans cœur
Comme une histoire d’une heure
Je t’oublie
Et même si malgré la douleur
Je te pardonne tes erreurs
Moi, j’fais ma vie

Mais je te veux
Loin de moi
Je ne veux plus
De tes émois

Comme un ciel sans lueur
Comme une mélodie sans pudeur
Tu m’ennuis
Comme une rosée sans fraîcheur
Comme une passion sans ferveur
Je te fuis
Comme des adieux sans pleurs
Comme un champ sans fleurs
Je t’oublie
Même si au fond ce sont tes peurs
Qui te poussent à fuir ailleurs
Moi, j’fais ma vie

Mais je te veux
Loin de moi
Je ne veux plus
De tes émois

Comme un paradis sans bonheur
Comme un amour sans profondeur
Tu m’ennuis
Comme la beauté sans candeur
Comme une caresse sans douceur
Je te fuis
Comme une révolte sans clameurs
Comme une rage sans fureur
Je t’oublie
Je te laisse seul(e) avec tes frayeurs
Qui font de tes sourires des leurres
Moi, j’fais ma vie

Mais je te veux
Loin de moi
Je ne veux plus
De tes émois

Oh je te veux
Loin de moi
Oui je te veux
Au loin de moi

Loin de moi
Je te veux
Au loin de moi

Et je te veux
Au loin de moi
Et je te veux
Au loin de moi


Texte Tony Pasty
Track Name: Quel regret (reprise Jesus Bambino)
Qu’est-ce qui nous a manqué
Mais qu’avons-nous oublié en chemin
Qu’est-ce qu’on perd
Et que l’on regrettera demain
Ces bribes d’histoires belles
Et qui nous ensorcèlent
Firent que nous nous amusions
A en faire des chansons

Mais je sais qu’au fond de moi
Tout est si froid, oui, c’est comme ça…
Et je sais qu’au fond de toi
Quelque chose s’est cassée, à jamais
Oh, quel regret…

Qu’est-ce qui nous aurait plu
Mais qu’aurait-il fallu pour que ça tienne
Et revenir demain
Avec peut-être enfin les mains pleines
De fragiles souvenirs
Qui donnent à nouveau l’envie de sourire
Afin de ranimer
Cette flamme en nous qui nous a quittés

Mais je sais qu’au fond de moi
Tout est si froid, oui, c’est comme ça…
Et je sais qu’au fond de toi
Quelque chose s’est cassée, à jamais
Oh, quel regret…

Qu’est-ce qu’on perd en chemin
Et que l’on regrettera demain
Qu’est-ce qui nous a manqué
Qu’avons-nous oublié pour que ça prenne
Le gris du quotidien
Etait pourtant suffisant pour que ça tienne
Avec ces idées noires
Qui nourrissaient notre inspiration le soir

Mais je sais qu’au fond de moi
Tout est si froid, oui, c’est comme ça…
Et je sais qu’au fond de toi
Quelque chose s’est cassée, à jamais
Oh, quel regret…


Texte Jesus Bambino / Tony Pasty
Track Name: Le chasseur et la proie
Te souviens-tu de ce baiser
Qui fût le début d’une histoire
Ainsi que ces moments passés
Où il était permis de croire

Mais ce goût d’amour sur nos lèvres
Fût un piège que tu ne vis pas
Entre la douleur et la fièvre
C’est la loi du chasseur et la proie

Tu m’as guidé vers d’autres cieux,
Des lieux que je ne soupçonnais pas
Où règnent des anges mystérieux
Que l’on devine mais qu’on ne voit pas

Mais pourrai-je arpenter avec toi
Toutes ces sinueuses voies
Alors qu’entre toi et moi
C’est la loi du chasseur et de la proie

Pour toi, je pourrai être immense
Ou bien me taire et laisser faire
Pour un duel, pour une danse
Me faire discret pour te déplaire

Etre poète ou prosaïque
Tout se bouscule au fond de moi
Mélancolique ou romantique
C’est la loi du chasseur et de la proie

Triste et malsaine concupiscence
Qui ne trouve que sons sens
Dans un bestial et menaçant plaisir
D’un jouissif et pervers désir

Jouant de tes charmes envoûtants
A présent me voilà désarmé
Succombant à ce frêle instant
Le sol se dérobe sous mes pieds

Entre tes griffes bien acérées
Pris dans ta toile, je me débats
Funeste étreinte bien calculée
C’est la loi du chasseur et de la proie

Enroulé au creux de tes reins
J’exalte le parfum de ta peau
Amazone aux sombres desseins
Tu me repousses sans dire un mot

Tu passes de l’amour à la haine
Et ainsi tu te joues de moi
Mais je te laisse en main ces rênes
C’est la loi du chasseur et de la proie

Je t’ai suivi prêt à bâtir
Un royaume rempli de chimères
Mais lorsqu’il fallut l’investir
Tu es revenue en arrière

Tu étais ma reine, j’étais ton roi
Dans un monde qui n’existait pas
Un château de cartes qui vacilla
C’est la loi du chasseur et de la proie

Mais au fond qui de nous deux
Se plaît à être le plus vicieux
En cherchant une once d’espoir
Guettant embusqué dans le noir

Echoués sur les bords d’un récif
Se trouvent les bois de notre esquif
Et dans les entrailles de Scylla
S’unissent enfin le chasseur et la proie


Texte Tony Pasty